Inflammation : quels sont les signes et les causes ?

Définition de l’inflammation

L’inflammation est une suite de réactions de l’organisme, qui peuvent soit être tissulaires, ou humorales et provoquées par un agent agresseur quelconque. Elle peut être locale, c’est-à-dire se situant dans un foyer bien spécifique, ou générale, donc entrainant des réactions générales du corps.

L’inflammation est une réaction normale de l’organisme, qui tente de réajuster l’équilibre interne du corps, après une attaque de l’agent agresseur. Celle-ci est dite : physiologique. Toutefois, elle peut être aussi pathologique.

Lire aussi : Homeostasie : l’équilibre interne du corps

Dans une inflammation pathologique, le processus inflammatoire normale est perturbé, à tel point que les molécules protectrices du corps, deviennent eux-mêmes des agresseurs.

Lire aussi : Quels sont les symptômes de la méningite ?

Ces réactions peuvent survenir brusquement, on dit que l’inflammation est aiguë, et devenir chronique (s’étalant au cours des années). Quand elle est pathologique, l’inflammation survient au niveau de différents organes. Par exemple : la colite, l’arthrite, la vasculite, la néphrite, la méningite… 

Quelles sont les causes d’inflammation ?

Les causes de l’inflammation sont les agents agresseurs de l’organisme. Les agents agresseurs peuvent être d’origine diverses. Ils peuvent être exogènes (venant de l’exterieur), ou endogènes (venant de l’interieur).

Les causes d’inflammation d’origine exogène peuvent inclure :

  • Les traumatismes : piqûre, morsure, contusion, coupure d’une structure du corps
  • Les agents physiques : chaleur, froid, radiations ionisantes et ultraviolettes
  • Les agents chimiques : les bases, les acides, les substances minérales, les substances organiques médicamenteuses, les toxines de microbes.

En plus, toutes les substances absorbées accidentellement, qui sont non destinées à la consommation, peuvent se constituer en causes d’inflammation.

D’autres causes d’inflammation peuvent être : les virus, les bactéries, les champignons ainsi que les parasites.

En outre, les causes d’inflammation d’origine endogène comprennent :

  • Les complexes antigène-anticorps
  • Les réactions allergiques
  • Les tissus nécrosés

De plus, toutes les substances biologiques se trouvant en dehors, de leur milieu naturel peuvent être les causes d’inflammation. Il s’agit par exemple : de l’urine en dehors des voies urinaires, le sang en dehors de vaisseaux sanguins.

Les signes d’une inflammation

En clinique, l’inflammation est marquée par 4 signes qui sont :

  • Chaleur
  • Rougeur
  • Tumeur ou renflement
  • La douleur

Ces 4 signes caractérisent une inflammation physiologique. Quand elle est pathologique, l’inflammation s’accompagne de signes de cette maladie.

Mécanisme de survenue d’une inflammation

Quand un agent agresseur attaque l’organisme, il y a plusieurs réactions qui se déclenchent en cascade.

Des cellules immunitaires très mobiles : les polynucléaires neutrophiles quittent les vaisseaux sanguins, vers le foyer inflammatoire, par un phénomène appelé : leucodiapédese.

Lire aussi : Immunité : comment l’organisme se défend contre les maladies ?

Dans le foyer inflammatoire, les polynucléaires neutrophiles attaquent l’agent agresseur. Au cours de ce conflit, d’autres cellules meurent, tout en libérant des substances chimiques appelées : les médiateurs chimiques. 

Parmi les médiateurs chimiques d’inflammation, il y a : la sérotonine, l’histamine, la bradykinine, la kallicreine, le facteur globulinique, la kallidine, et les facteurs lysosomiaux.

Par les trous de sortie laissés par les polynucléaires neutrophiles, certains globules rouges sortent de vaisseaux sanguins, et se retrouvent en dehors : ce que l’on appelle : érythrodiapédese.

Les médiateurs chimiques libérés dans le foyer inflammatoire, sont des substances capables d’entrainer diverses réactions cellulaires :

  • La vasoconstriction brève
  • Une vasodilatation longue

La vasoconstriction est de courte de durée, et ses actions sont très limitées. La vasodilatation est responsable, de plusieurs réactions au cours d’une inflammation.

Les réactions inflammatoires dues à la vasodilatation

Cette vasodilatation longue a comme conséquences :

  • Élévation du débit sanguin, avec hausse de la pression hydrostatique, de la viscosité sanguine et une stase sanguine
  • Augmentation de la perméabilité vasculaire avec sortie de liquides, et des protéines.
  • La sortie des protéines entraîne une diminution de la pression oncotique

Les protéines, les liquides vasculaires, et les globules rouges en dehors de vaisseaux sanguins forment l’exudat inflammatoire. 

En plus, les éléments figurés du sang subissent, une margination et seront accolés à la paroi de vaisseaux.

Lire aussi : Mécanisme de survenue et d’installation de la fièvre

C’est dans ces réactions que découlent les 4 signes d’inflammation : chaleur, rougeur, tumeur et une douleur. 

Ainsi donc, l’exudat inflammatoire se constitue en une sorte d’oedeme, et se localisant en une tumeur ou un renflement. Quand la tumeur se frotte aux autres structures en périphérie, elle crée une chaleur. La rougeur est provoquée par une élévation, du débit sanguin dans cette partie. La douleur vient de la compréssion de terminaisons nerveuses, par la tumeur.

Conséquences d’une inflammation

Dans la plupart de cas, l’inflammation passe inaperçue. La personne le récent du moment, où elle est intense, pathologique et chronique. Cependant, ce processus a quelques conséquences :

  • La tumeur est douloureuse et gênante
  • Hyperleucocytose au niveau de la moelle osseuse, en réponse à la leucodiapédese
  • La stase sanguine peut entraîner la formation des thromboses, qui peuvent provoquer une embolie
  • Nécrose de tissus environnants

Lire aussi : Transfusion sanguine : quelles sont les complications ?

Comment traiter une inflammation ?

Si elle est persistante, l’inflammation peut nécessiter un traitement. Le traitement de l’inflammation se fait, par l’usage des anti-inflammatoires.

Les anti-inflammatoires peuvent être non stéroïdiens : le diclofenac, l’aspirine, voltarene. Ils peuvent aussi être stéroïdiens, dans la plupart de cas, ce sont les dérivées de la cortisone : prédnisone, déxamethasone, diprostène. Cependant, les anti-inflammatoires stéroïdiens ne peuvent être utilisés, chez les personnes ayant le diabète sucrél’obesitél’hypertension artérielle. … 


Documentation

  1. Anatomie pathologique générale, par le professeur J-M Kabongo Mpolesha, page 91, 2006
  2. Physiopathologie générale et spéciale par le professeur Philippe Malu Kanku, page 13, 2009
  3. L’inflammation et le système immunitaire publié sur AboutKidsHealth
Partager cet article
  •  
  •  
  •  
  • 1
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • 1
  •  
  •  

Vous aimerez aussi...